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Chroniques de femmes

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L’amour se rencontre partout et souvent sur les lieux de travail. Est-ce pour autant une bonne idée? Cela dépend du témoignage! Sana:  » Ali était mon supérieur hiérarchique. J’ai tout de suite été attirée par lui. Mais il ne s’est rien passé pendant des mois. Je ne savais même pas s’il était intéressé. Puis un soir, je suis tombée sur lui par hasard dans un resto-lounge. Il était avec des amis. Quand il m’a vue, son visage s’est éclairé. Il m’a fait un grand sourire et est venu me dire bonjour. On a passé le reste de la soirée ensemble. Cela fait 2 ans. J’ai choisi de quitter ce job et d’aller travailler dans une autre entreprise pour éviter les frictions et les ragots. » Yasmine: « Arbi et moi avions nos bureaux collés dans l’open space. C’était dur d’être discrets. Les collègues s’en sont rendus très vite compte. On a fini par s’afficher…

Par Salwa Khiari Quand j’ai divorcé il y a 2 ans, j’étais meurtrie, couverte de bleus à l’âme, assoiffée d’amour. Cela faisait longtemps qu’il n’y avait plus d’amour dans mon mariage, j’étais en manque. J’ai décidé de tomber amoureuse comme on décide de se jeter du haut d’un pont, par désespoir. C’est dangereux de tomber amoureux quand on est désespéré. C’est dangereux pour soi parce qu’on est à fleur de peau et que la moindre égratignure prend des allures de plaie béante et c’est aussi horrible pour l’autre à qui on fait porter le poids d’attentes impossibles. Donc j’ai choisi ce pauvre gars, à qui j’ai donné armure et cheval blanc pour qu’il soit mon héros et répare tout ce qui avait été brisé en moi. Je suis une jolie fille, intéressante et drôle. Donc faire tomber le gars amoureux n’a pas été compliqué. Il était convaincu d’avoir décroché le gros…

On ne vous l’avouera jamais messieurs mais on est des vraies psychopathes quand on s’intéresse à vous. Et on fait des trucs limite de sociopathe mais chut, c’est un secret hein! On stalk votre profil facebook mais ça c’est normal hein. Là où ça devient pathologique c’est qu’on stalke aussi celui de toutes les filles qui likent ou commentent vos posts trop souvent. La définition de « trop souvent » étant plus d’une fois. On fait une recherche google avec votre nom et votre photo pour trouver toutes vos traces sur internet On ouvre une page en navigation privée pour consulter votre profil Linkedin en total anonymat On rajoute vos amis les plus proches On recherche qui sont vos parents, vos frères et sœurs, cousins…bref tout ce qui peut être avoir un lien avec vous de près ou de loin pour glaner le maximum d’informations Pour peu qu’on sache vos activités préférées…

Par Sahar M. J’ai toujours eu des problèmes de dépression même si ça n’a pas été diagnostiqué très tôt. A l’adolescence, je me scarifiais, je me faisais des entailles sur le corps. La douleur localisée me faisait oublier la douleur sourde qui était partout dans ma vie. ça me faisait mal de vivre. Je voulais que ça s’arrête. Je pensais souvent à mettre fin à mes jours. La seule chose qui m’arrêtait, c’était la peine que ça aurait fait à ma mère. Puis j’ai eu mon bac, j’ai été à la fac et j’ai rencontré celui qui allait devenir mon mari. Cela a en quelque sorte mis ma dépression en veilleuse. J’avais encore des épisodes de désespoir absolu mais il était là et me ramassait à la petite cuillère. La tristesse était toujours la trame de fond de ma vie et devenait parfois insoutenable et à 25 ans j’ai avalé…

Par Cherifa Aloui Ça a commencé à l’adolescence. Dès qu’il fait un peu chaud, que je fais un effort ou que je suis stressée, je me mets à suer. Et par suer, je ne parle pas de quelques gouttes sur mon front, je parle de cheveux humides et collés, de mains moites, de gouttes qui ruissellent le long de mon nez, de vêtements collés dans le dos, d’aisselles et pieds trempés, bref, le cauchemar. Ça me pénalise pour tout, y compris et surtout dans ma vie amoureuse. Depuis le lycée déjà, je voyais la gêne de ms petits amoureux quand ils me tenaient la main et qui la lâchaient dès qu’ils pouvaient. Plus grande, danser en boite était hors de question à moins de vouloir me retrouver avec des auréoles aux aisselles. Je sue même en hiver quand tout le monde a froid mais l’été c’est l’horreur parce que cela…

Par Sofiene Belghith J’adore ma femme. Vraiment. Je n’envisage pas ma vie sans elle mais elle m’irrite au plus haut point. Je n’arrive plus à supporter certains traits de son caractère et je ne sais plus quoi faire. Toutes les discussions, les disputes, les promesses ne servent à rien. Les effets ne durent pas plus de quelques jours. Elle ne changera jamais et je ne sais pas si je pourrai m’y faire un jour. Amel se noie dans un verre d’eau. Elle n’a aucun esprit pratique. Si elle doit régler une affaire administrative et qu’arrivée au guichet, on lui dit qu’il faut un autre papier, elle éclatera en sanglots et m’appellera au téléphone. Il n’y a rien qu’elle sache faire tout seule. Je dois tout gérer. Parfois j’ai l’impression d’être mariée à une petite fille. Elle m’appelle pour le moindre truc, ne prend aucune décision toute seule. Parfois je suis…

Je suis en train de lire « Quelqu’un à qui parler » de Cyril Massarotto qui raconte l’histoire de Samuel, 35 ans, qui un soir de déprime appelle son ancien numéro, celui de la maison de son enfance et tombe sur le Samuel d’il y a 25 ans. Evidemment, à travers ces conversations, toute une remise en question se met en place, sur les choix faits, les rêves auxquels il a renoncé, la personne qu’il est devenu. Et je n’ai pas pu m’empêcher de me poser la question: et si ce genre de choses arrivait vraiment, si par une sorte de magie, je pouvais parler à mon moi d’il y a 10 ans ou 20 ans, je lui dirais quoi? Je me suis installée confortablement, j’ai mis mon tél sur silencieux et j’ai fermé les yeux. Je me suis revue à 20 ans, les rêves que j’avais, les projets, les peurs aussi.…

Par Imen berrima Une maman de 35 ans, divorcée avec 2 enfants à charges et atteinte d’un cancer a subi une ablation d’un sein suivie de 6 chimiothérapie, perte de cheveux, 29 séances de radiothérapie et hormonothérapie pour 5 ans . Elle doit travailler pendant de son traitement pour pouvoir gâter ses enfants. Cette maman mérite Combien de respect ??? Peut-elle tenir le coup ? Jusqu’à quand ? Cette maman est meurtrie chaque fois qu’elle prend sa douche en voyant son corps si moche. Elle pleure chaque soir et se dit ‘pourquoi moi ? !’ Qu’est que j’ai fait de mal pour mériter ça ? Cette maman se réveille le matin, se maquille et se fait belle et se dit je dois rester en vie et me battre rien que pour mes enfants …la vie est belle malgré tout . Cette maman c’est moi! Articles liés: Malade, mais plus vivante que la plupart…

Par Alia Ben Ahmed On se baladait tranquillement au centre-ville sur l’avenue où il y a le plus de policiers au mètre carré que dans un commissariat et où théoriquement on devrait donc être plus en sécurité que dans sa propre maison et pourtant on s’est fait harceler par un groupe de mecs pendant plus d’une demi-heure. Ils nous ont suivi partout, nous attendant à l’entrée des boutiques, nous abreuvant de commentaires plus stupides et plus sexistes, les uns que les autres. ça commence soft puis ça va crescendo dans la vulgarité et les allusions sexuelles puis carrément la violence verbale. Le pire, c’est que d’autres passants qui entendaient ces délicieuses remarques riaient comme s’ils assistaient à une comédie et pas à une agression, car c’en est bien une d’agression! « mnin ezzine hédha lkoll? jibtou mel barra? » (d’où te vient toute cette beauté? de l’étranger?) « yé 3asla! » (intraduisible: aussi sucrée…

Par K.Z Quand le gynéco m’a dit que j’allais accoucher, j’étais morte de peur. C’était trop tôt. Dans mon lit, à la clinique, je priais Dieu pour que le bébé survive et que je meure en me disant que j’avais bien vécu. Dans la salle d’accouchement quand je l’ai entendu crier pour la première fois, j’ai fondu en larmes, je me suis dit: mon bébé va bien. La sage femme m’a annoncé que mon bébé ne pesait qu’un kilo et trois cents grammes. De retour dans ma chambre, mes proches étaient tous là pour me féliciter mais je n’entendais rien… je pensais à une seule chose : ou est mon bébé? Je demandais aux sages femmes, au personnel soignant mais aucune réponse ne me rassurait. Ma peur pour mon bébé m’a donné une force incroyable. Je me suis levée, me suis habillée toute seule, et avec mon sérum dans la main j’ai pris l’ascenseur pour le service néonat. J’ai demandé au personnel et je…