* Cet article fait partie d’une série, « Gen Z : le vrai du faux », écrite par Salma Khlass, collégienne de 14 ans, où elle décortique la vérité derrière les clichés liés à la génération Z.

 Toujours sur leurs écrans ! ??? trop addict aux réseaux sociaux …

En tant que jeune de la génération Z, ou Gen Z, j’entends très souvent ce cliché. Il repose sur une réalité, mais mérite d’être analysé au-delà d’une simple idée de dépendance.

« Toujours sur leurs écrans » : un cliché à nuancer

Ce ressenti est partagé par de nombreux adolescents, même si les usages diffèrent d’une famille à l’autre.

« Ma mère ne me laisse pas me connecter à TikTok. J’ai juste Insta, et honnêtement, ça me suffit. »
Lina, 14 ans

La génération Z est la première génération de natifs du numérique.
Il s’agit de la première génération à avoir grandi avec un accès quasi permanent à Internet et aux smartphones, ce qui influence profondément ses modes de communication, d’information et de socialisation.Elle est caractérisée par un usage ultra-connecté des écrans, marqué par les réseaux sociaux tels que TikTok, Instagram et YouTube, utilisés pour s’informer, se divertir et consommer, tout en recherchant authenticité et interaction.

Leur consommation de contenu est rapide, centrée sur la vidéo, et combine expériences en ligne et hors ligne.Ces jeunes sont par contre moins, voire pas du tout, présents sur Facebook, une plateforme largement décriée par les 16-18 ans.

Ce que dit le terrain : résultats de notre sondage local

Afin de confronter ces constats théoriques à la réalité du terrain, nous avons mené un sondage local auprès de jeunes de la génération Z*, comprenant des collégiens, des lycéens et des étudiants.Il en ressort que les jeunes passent en moyenne 5 h 30 par jour sur le digital.

La majorité utilise les réseaux sociaux : 82,1 % des répondants y passent même la plus grande partie de leur temps.
D’autres préfèrent les plateformes de streaming, la musique ou la lecture en ligne, bien que cette dernière reste plus rare.

Derrière ces chiffres, les jeunes rappellent que ces usages s’intègrent dans un quotidien déjà bien rempli.

« On dit souvent que les jeunes utilisent les réseaux sociaux quand ils n’ont rien à faire. Ce n’est pas vrai. J’ai des activités extrascolaires, des tâches à faire à la maison et beaucoup de travail lié à l’école. Je n’ai pas autant de temps qu’on le pense. »
Salma, 15 ans

Ces résultats préliminaires confirment les tendances évoquées précédemment, notamment l’omniprésence des réseaux sociaux dans les usages numériques de la génération Z.

Un cliché globalement validé… mais nuancé

Conclusion : même si cela ne me correspond pas totalement, ce premier cliché est plutôt validé.
Il est vrai que les jeunes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux ou les sites de streaming, et certainement beaucoup plus que leurs parents à l’époque… «une autre époque », comme dirait ma mère.

Ces réseaux leur permettent d’être à jour et de découvrir de nouvelles tendances, notamment le social commerce.

« Toutes mes copines sont sur TikTok, Snap et Instagram. Sur Instagram, je partage surtout ma passion pour la danse. Ça me permet aussi de rester en contact avec mes amies, et parfois on fait nos devoirs ensemble. »
Rym, 15 ans

Ces réseaux leur permettent d’être à jour et de découvrir de nouvelles tendances, notamment le social commerce.

C’est quoi le social commerce ?

Le commerce social se situe à l’intersection du e-commerce et des réseaux sociaux.
On parle de commerce social lorsque des entreprises, des marques et des créateurs vendent via des canaux de vente intégrés directement sur leurs profils de réseaux sociaux ou dans les fils d’actualité de leurs abonnés.

Les plateformes deviennent elles-mêmes des espaces de consommation.

Le plus connu, et leader du commerce social, reste TikTok Shop, qui combine vidéos courtes, créateurs de contenu et achat, le tout sans quitter l’application.


Vers une prise de recul numérique ?

Une partie de la génération Z, pourtant née avec les réseaux sociaux, exprime aujourd’hui un besoin de recul face à des usages numériques devenus envahissants.

Ce malaise est également exprimé par certains jeunes interrogés.

« Parfois, je me rends compte que je passe trop de temps à scroller. Alors je supprime certaines applications pendant quelques jours pour me concentrer sur autre chose. »
Nour, 17 ans

De plus en plus de jeunes témoignent d’un sentiment de dépendance aux écrans et d’une perte de contrôle sur leur temps, notamment en raison du scrolling infini et de la sollicitation permanente des plateformes.

Pour y remédier, certains adoptent des stratégies concrètes :
suppression d’applications, limitation volontaire du temps d’écran ou recours à des outils bloquant l’accès aux réseaux à certains moments de la journée.Cette quête de « pause numérique » est vécue comme un soulagement et une manière de reprendre la main sur son bien-être et sa concentration..

Voilà pour ce premier cliché d’une longue série. Retrouvez-nous sur dans quelques jours pour la suite de la série sur binetna.com.tn 

D’ici là prenez soin de vous 

* Sondage envoyé à 40 jeunes, âgés entre 14 et 21 ans.
Salma Khlass

 

 

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