Round 13, film tunisien de Mohamed Ali Nahdi, surprend dès les premières minutes. Présenté comme un film de boxe, il raconte en réalité une histoire intime sur la maladie, la famille et l’acceptation. Un film ancré dans le réel tunisien, qui fait écho à des vécus largement partagés.
On ne sort pas indemne du 4ᵉ Humain. Derrière les rires, quelque chose reste, plus sombre, plus dérangeant.Avec Le 4ᵉ Humain, Taoufik Jebali ne cherche pas à rassurer. Il met le spectateur face à un malaise qui ne disparaît pas avec le rideau.Le 4ᵉ Humain ne raconte pas une histoire. Il expose un état. Celui d’un monde où l’on regarde sans agir. On sourit pendant la pièce. Mais en sortant, c’est autre chose qui reste. Un malaise discret, une impression que quelque chose nous concerne déjà. Le 4ᵉ humain est la nouvelle pièce mise en scène par Taoufik Jebali, où on le retrouve sur les planches plus de dix ans après sa dernière apparition dans Zero Virgule. Le mot absence reste relatif. Ceux qui fréquentent El Teatro savent qu’il n’a jamais quitté cet espace. Il a continué à écrire, à former et à mettre en scène. Écrire sur Le 4ᵉ…
À la lumière des événements actuels en Palestine, de nombreux cinéastes et plateformes ont décidé de rendre leurs films et documentaires accessibles gratuitement en ligne.Une démarche forte, qui permet à chacun de mieux comprendre l’histoire, la culture et la résistance palestiniennes à travers le prisme du cinéma. Ces œuvres, souvent primées et profondément humaines, donnent la parole aux Palestiniens et racontent leurs récits : mémoire, exil, occupation, identité, mais aussi espoir et résilience.Pour celles et ceux qui souhaitent s’informer, comprendre et partager, voici une sélection complète de films, documentaires et séries à regarder gratuitement. Pourquoi regarder et partager ces films ? Le cinéma a ce pouvoir unique de porter des voix, raconter des histoires et sensibiliser le monde.Ces films permettent de : Chaque visionnage, chaque partage est une manière de rendre hommage aux histoires racontées et de contribuer à la sensibilisation mondiale. Films et documentaires incontournables sur la Palestine Pour…
Dans “Looking for my Mother”, Anis Lassoued filme la quête bouleversante d’un enfant à la recherche de son identité Il y a des films qui racontent une histoire. Et puis il y en a d’autres qui vous regardent, silencieusement, et vous obligent à ressentir. “Looking for my Mother” d’Anis Lassoued fait partie de ceux-là.Derrière la caméra, le réalisateur tunisien suit depuis sur des années Moez, un garçon rencontré à l’âge de 11 ans, orphelin et habité par une absence : celle d’une mère qu’il n’a jamais connue. Le manque comme point de départ Je fais souvent le même cauchemar… Je vois une femme au visage flou. C’est ainsi que Moez décrit son ressenti. Tout est là, dans cette image : un flou, un vide, une douleur qui ne s’efface pas. L’enfant devenu adolescent ne cherche pas seulement une personne : il cherche un visage, un repère, une histoire qui lui…
Le Festival International de Dougga revient pour sa 48ème édition, avec une programmation variée et des initiatives locales prometteuses. Du 29 juin au 10 juillet, ce festival emblématique mettra en lumière la richesse culturelle de la Tunisie et proposera une expérience immersive à tous les festivaliers. Festival international de Dougga: Une Programmation Artistique Variée Le Festival de Dougga 2024 promet une sélection diversifiée d’artistes, allant des talents émergents aux figures reconnues. Parmi les artistes qui illumineront la scène, citons Anouar Brahem, Yasser Jradi, Mounir Troudi & Eric Truffaz, le duo tunisien Yuma, Mortadha Ftiti, la chanteuse égyptienne Mai Farouk, le duo tuniso-marocain Ayta Mon Amour, la Palestinienne Rola Azar, le spectacle ZIARA, le musicien de jazz Kamaal Williams, le rappeur Samara, le groupe égyptien Cairokee, le Franco-Algérien TIF, et la pièce de théâtre « Le Cœur Hanté » de Walid Ayadi. Festival de Dougga: Une Expérience Culinaire Unique En marge des spectacles,…
L’avant-première de la pièce « 2034 : Une proposition modeste » à l’Espace El Teatro a été un moment marquant dans l’actualité culturelle tunisienne. Cette production théâtrale, située dans un futur hypothétique, secoue les normes établies et propose une analyse profonde de la société. Nous sommes transportés dans une Tunisie fictive en 2034, confrontée à des défis politiques et sociaux. Cependant, c’est un membre progressiste du gouvernement qui décide de bousculer les conventions. Après un voyage à Paris, marqué par le slogan « Jouir sans entrave ! », ce ministre des affaires culturelles revient avec une idée révolutionnaire : organiser les « Journées Pornographiques de Carthage », un festival audacieux. Cette proposition, bien que controversée, devient le point de départ de changements majeurs dans la société tunisienne. Sous l’influence de l’alcool et de l’excitation, les normes sociales et politiques sont remises en question, plongeant le pays dans une période d’euphorie et de libération. Mais au-delà des…
Dans une initiative novatrice, Cinématdour lance un camion cinéma itinérant, un pas audacieux pour rendre la culture accessible à tous, où qu’ils se trouvent en Tunisie. Répondre à un Besoin Culturel Urgent Face au manque flagrant d’infrastructures culturelles dans de nombreuses régions reculées de la Tunisie, Cinématdour se lève comme une réponse audacieuse. Le camion cinéma se dirigera vers les villages et les petites villes dépourvus de salles de cinéma fixes, apportant ainsi une bouffée d’air frais culturelle à ceux qui en ont le plus besoin. Une Mission Empreinte de Solidarité Culturelle La mission de Cinématdour est simple mais essentielle : démocratiser la culture, en particulier le cinéma, dans les régions intérieures de la Tunisie, en mettant l’accent sur les personnes vivant dans des situations de vulnérabilité. À travers cette initiative, l’équipe derrière Cinématdour aspire à élargir les horizons culturels et à promouvoir le vivre-ensemble et la cohésion sociale. Des…
N’allez pas voir la pièce 11-14 si vous cherchez une pièce de théâtre qui divertit et qui vous fait rire, parce que là, c’est sérieux et vous allez cogiter. Si vous y allez restez concentré, parce que vous allez faire du voyeurisme et assister à une conversation secrète entre l’inconscient et le conscient d’une personne comme vous. La pièce « 11-14 » vous invite à plonger dans les méandres de l’esprit humain, là où le sérieux prédomine et où la réflexion est de mise. Comme le théâtre est un art, tout est réuni pour exprimer les idées du metteur en scène : le texte, les lumières, le son, les accessoires et bien entendu le jeu des acteurs. Sur sa pièce, Moez Gdiri explique que 11-14 explore la complexité de ce qui se passe à l’intérieur du cerveau de l’être humain, comme une thérapie entre le conscient et l’inconscient, après un trauma post…
Le théâtre est souvent le miroir de nos vies, et « Boomerang », le nouveau spectacle de l’artiste Hatem Karoui, ne fait pas exception. Dans ce one-man-show, Karoui nous entraîne avec humour et perspicacité dans une réflexion sur pourquoi certains Tunisiens choisissent de quitter leur pays. Cette question, à la fois personnelle et universelle, est traitée avec un style propre à l’artiste, mélange de satire et de tendre ironie. L’art de l’imitation et du mot juste Hatem Karoui, qui a fait ses débuts sous la houlette de Taoufik Jebali, est un pionnier du Slam en Tunisie. Sa carrière, marquée par des spectacles où les jeux de mots et les doubles sens sont rois, trouve une nouvelle expression avec « Boomerang ». Fidèle à son habitude, Karoui y dresse une caricature mordante de la vie tunisienne, jouant avec les particularités linguistiques et culturelles qui font le charme et la complexité du pays. De la scène…







