La ménopause n’arrive pas avec une fanfare, un mode d’emploi clair ou une tisane magique. Non. Elle débarque plutôt comme un coloc imprévisible : parfois discrète, parfois bruyante, souvent mal habillée, et toujours sans prévenir.

Allez, faisons le tour du propriétaire : préménopause, ménopause, symptômes physiques, psychologiques et mentaux… accrochez-vous, ça va swinguer !

Préménopause : le trailer du film

La préménopause (ou périménopause) peut commencer plusieurs années avant la ménopause. Le corps lance la bande-annonce, mais on ignore la date de sortie du film.

Premiers symptômes :
  • Règles façon montagnes russes : trop longues, trop courtes, trop abondantes, absentes puis soudain très présentes. Le cycle devient plus imprévisible que la météo tunisienne.

  • Fatigue inexpliquée : tu te reposes, tu dors, mais ton corps ne reçoit visiblement pas le mémo et continue à t’envoyer des lettres de réclamation.

  • Sautes d’humeur : tu peux rire, pleurer ou t’énerver juste en regardant une pub pour du papier toilette.

  • Le cerveau un peu à la ramasse : tu arrives dans une pièce, ouvres un placard ou le frigo, et n’as aucune idée de ce que tu cherches. Mystère absolu. Tu ressors, refermes placard et frigo… toujours sans avoir aucune idée de ce que tu avais en tête.

En résumé, ton corps commence à changer les règles du jeu sans t’expliquer les nouvelles règles.

Ménopause : le niveau expert

Officiellement, la ménopause est confirmée après 12 mois sans règles. Officieusement, c’est le moment où ton corps décide de tester ta capacité d’adaptation.

Les symptômes physiques (« mon corps fait n’importe quoi ») :
  • Bouffées de chaleur : imagine août, 45 °C, pas d’ombre, pas de vent, manteau d’hiver obligatoire. Voilà. Sauf que ça dure 30 secondes… ou 10 minutes… ou ça revient toutes les heures. Ni prévisible, ni régulier.

  • Sueurs nocturnes : tu te couches normalement. Tu te réveilles comme si tu avais couru un marathon dans un sauna, manteau de fourrure synthétique inclus. Le pyjama est trempé. La dignité aussi.

  • Troubles du sommeil : insomnie, réveils nocturnes, cerveau hyperactif à 3h du matin qui décide de refaire ta vie depuis 1998.

  • Prise de poids, surtout au niveau du ventre : tu manges pareil. Tu bouges pareil. Mais ton corps stocke comme s’il se préparait à une hibernation de 3 ans.

  • Douleurs articulaires et musculaires : se lever du canapé devient un sport aussi risqué que le saut en parachute.

  • Peau sèche : la crème ultra-nourrissante, les larmes artificielles et le lubrifiant intime deviennent indispensables. Aucune partie du corps n’est épargnée par ce scirocco impitoyable.

Les symptômes psychologiques et émotionnels (« mais qui suis-je à la fin ? ») :
  • Irritabilité express : le bruit de quelqu’un qui mâche trop fort peut soudain te sembler une attaque personnelle.

  • Anxiété accrue : ton cerveau anticipe des catastrophes qui n’existent pas. Tous ceux que tu aimes meurent dans d’atroces circonstances, scénarios dignes d’un film d’horreur.

  • Tristesse ou humeur dépressive : ta vision de la vie et de l’avenir est beaucoup moins rose, tout semble terne et sans éclat.

  • Perte de confiance en toi : ton corps change, ton image aussi. Il faut parfois du temps pour apprivoiser cette nouvelle version de toi.

Les symptômes mentaux (« brain fog ») :
  • Troubles de la concentration : lire trois fois la même phrase sans la comprendre.

  • Troubles de la mémoire : les mots sont là, quelque part, mais impossible de mettre le doigt dessus.

  • Impression de devenir stupide : tu comprends moins bien comment fonctionnent les choses. C’est l’âge où tu demandes à tes enfants de gérer tout ce qui est technologique alors que tu maîtrisais parfaitement avant.

Et la libido dans tout ça ?

Alors là, c’est la cerise sur le pompon du gâteau (oui, je sais ce n’est pas la bonne expression, mais je suis ménopausée et je fais ce que je veux).

Ah cette libido : elle baisse, remonte, disparaît brutalement, revient différente… pire qu’une crise d’adolescence.

La bonne nouvelle (oui, il y en a une)

La ménopause n’est pas une fin, c’est une transition. Un passage obligé. Un rite d’initiation qui nous fait passer à la version 5.0.

Cette version est incroyablement libératrice. C’est la version qui n’en a rien à faire des jugements, qui s’octroie des grasses mat même en semaine et qui ose enfin le look hippie, cheveux au vent et grosses créoles qu’elle hésitait à adopter.

Après la tempête, l’humeur se stabilise. Ne plus avoir de règles, c’est super jouissif après avoir passé sa vie à saigner et à mettre serviettes et tampons inconfortables. Une nouvelle liberté s’installe. Une relation plus apaisée au corps émerge.

Soyons tendres avec ce corps qui en prend plein la patate durant ce périple. Et souvenez-vous : si vous êtes en plein dedans, vous n’êtes pas seule. Les femmes du monde entier vivent la même chose. Ce n’est pas une faiblesse, mais une évolution.

Notre corps ne nous trahit pas, il passe à un autre chapitre. À défaut d’être mince ou d’avoir un ventre plat, on gagne en sagesse, en répartie et en capacité à dire non sans culpabiliser. Nous devenons moins décoratives, infiniment plus authentiques.

Brûlons nos soutifs ! (même si nos seins tombent).

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