Tu connais cette scène par cœur : il est dimanche, 15h42. Tu es affalée sur ton canapé, un plaid sur les jambes, ton téléphone à la main.
Tu scrolles vaguement entre deux vidéos de chiens qui parlent et un message de ta mère : « Tu fais quoi aujourd’hui ? ».
Et là, c’est le drame, la culpabilité débarque comme un huissier du productivisme, un juge impitoyable du « faire » : « T’as rien fait de ta journée. Tu es là comme un légume. »
Bienvenue dans le club des gens qui culpabilisent quand ils ne font rien. C’est d’ailleurs un des clubs les plus fréquentés au monde.
Parce qu’on a été élevés dans une société qui glorifie l’action et les to-do lists
Depuis qu’on est petits, on nous répète que « le travail, c’est la santé » et que « le repos, c’est pour les flemmards ». Résultat : on assimile ne rien faire à ne rien valoir.
On a été arnaqué, en fait, parce que c’est complètement faux. Le cerveau et le corps ont besoin de vide pour recharger. C’est littéralement prouvé scientifiquement : l’ennui stimule la créativité, la mémoire et la sérénité.
Le repos, c’est de l’entretien préventif, pas un caprice
Tu ne reproches pas à ton téléphone de se mettre en veille quand la batterie est à 2 %. Alors pourquoi tu t’en veux de t’arrêter quand toi aussi, t’es à plat ?
Le repos, c’est de l’hygiène mentale. Ça évite les burn-out, les craquages nerveux, et les décisions du genre « je change de vie, je quitte mari et job et je deviens fleuriste ».
Ne rien faire, c’est faire de la place
Quand tu ralentis, tu permets à ton cerveau de traiter tout ce qu’il accumule. C’est un peu comme faire du rangement dans ton disque dur émotionnel.
Les grandes idées, les déclics, les « tiens, si je faisais ça différemment ? » naissent souvent dans les moments d’inactivité.
Insta n’est pas la vraie vie
On dirait que tout le monde lance des business à 5h du mat’, fait du yoga à Bali et poste « ma morning routine à 6h avec mon smoothie vert ».
Mais en dehors d’Internet, les gens normaux ont aussi des cernes, des journées molles, et des envies de ne rien faire. Tu ne rates rien. Tu respires et c’est largement suffisant.
Ton corps et ton âme ne sont pas des usines
Tu n’es pas une machine à produire du contenu, du travail, du sens, ou des pancakes. Tu es un être vivant. Et dans « vivant », il y a des cycles, des pauses, des saisons.
Ne rien faire, parfois, c’est juste vivre en paix avec le rythme naturel de ton humanité.
Remplace « ne rien faire » par « me laisser vivre »
C’est fou comme le vocabulaire change tout. « Ne rien faire », ça sonne coupable, paresseux, presque délinquant. Mais « me laisser vivre », ça a un parfum de dolce vita. Vas-y, répète après moi : « Ce week-end, je me laisse vivre ». Tu sens ce petit vent de liberté ? Ça change tout. Même ta culpabilité se sentira un peu bête.
Le slow living, c’est une révolution tranquille
Dans un monde qui valorise la vitesse, la performance et la productivité, ralentir est un acte de résistance. Alors la prochaine fois que tu ne fais rien, rappelle-toi : tu n’es pas en train de perdre du temps, tu es en train de le réapprivoiser
Alors, cesse de culpabiliser : te laisser vivre, c’est avancer autrement.