Dans les foyers tunisiens, la question du partage des tâches domestiques reste un sujet sensible. Malgré des avancées en matière d’égalité, la répartition du travail à la maison demeure profondément inégale. D’après une étude d’Oxfam Tunisie réalisée avec l’AFTURD, les hommes consacrent en moyenne 45 minutes par jour aux tâches ménagères et au travail de soin non rémunéré, contre 8 à 12 heures pour les femmes. Ce déséquilibre, massif et invisible, alimente ce qu’on appelle la « charge mentale », cette responsabilité constante qui pèse sur les femmes et qui dépasse la simple exécution des tâches : prévoir, organiser et penser à tout, tout le temps. La charge mentale, un poids silencieux Préparer les repas, surveiller les devoirs, accompagner les enfants, s’occuper des personnes âgées… autant d’activités essentielles, mais rarement reconnues comme un « travail ». Cette inégalité prive souvent les femmes de temps pour elles-mêmes, pour leur carrière ou…
Ramadan, c’est le mois que tout le monde attend : spiritualité, retrouvailles et moments partagés autour du Iftar…Mais dans beaucoup de foyers, la répartition des tâches pendant Ramadan repose encore principalement sur les femmes. Cuisine, courses, enfants, vaisselle… au final, elles sont épuisées avant même la rupture du jeûne Et si cette année, on changeait les habitudes pour un Ramadan plus équitable et serein ? Une habitude culturelle, pas une fatalité Dans de nombreux foyers, la majorité des tâches ménagères pendant Ramadan repose encore sur les femmes.Ce n’est ni une obligation religieuse, ni une règle logique. C’est surtout une habitude transmise sans vraiment être remise en question.Pourtant, tout le monde jeûne. Tout le monde mange. Tout le monde vit sous le même toit.Partager les tâches, ce n’est pas « aider » c’est simplement participer et contribuer à la vie de la maison. Parler et s’organiser avant que Ramadan commence Le vrai…
On parle souvent du partage des tâches ménagères dans le couple et rarement avec les enfants, pourtant beaucoup de recherches ont été développées sur l’impact de la participation des enfants à la maison Dans de nombreuses cultures, la question de l’implication des enfants dans les tâches ménagères reste débattue. Certains parents estiment qu’il s’agit d’un fardeau inutile, tandis que d’autres y voient une étape essentielle dans le développement de la responsabilité et de l’autonomie. Au Japon, ce principe est institutionnalisé à travers le “Toban Katsudo’’, un système éducatif où les enfants participent activement à l’entretien de leur environnement scolaire. Cette pratique illustre les bénéfices potentiels de la participation des enfants aux corvées, non seulement pour la maison, mais aussi pour leur avenir personnel et social. Le Toban Katsudo : un modèle éducatif inspirant Le “Toban Katsudo” est un système éducatif japonais où les élèves participent activement à l’entretien de leur…
Ce n’est pas quelque chose qui vient à l’esprit quand on envisage de s’engager officiellement dans notre vie de couple, mais la répartition des tâches avant de se lancer dans l’institution du mariage est un sujet plus qu’important. Que l’on soit un couple moderne et ouvert, certaines choses restent néanmoins archaïques. Aux yeux de la société dans laquelle on vit (du moins pour une majorité), les tâches qui tournent autour de la maison et des enfants sont de la responsabilité de la femme. Ce qui cause très souvent une frustration qui à son tour créé des tensions au sein du couple. Et pourtant la solution est très simple: un partage équitable des tâches pourrait améliorer les choses et aide à alléger la charge mentale de la femme et à diminuer le stress et la fatigue. Ta femme n’est pas ta mère ! L’éducation c’est la base ! Puisque dans notre…
On a posé une question toute simple :« Qu’est-ce qui rend les femmes heureuses en couple ? »Les réponses ont afflué. Spontanées. Directes. Sans filtre. Et très vite, un constat s’impose : le bonheur ne se niche ni dans les grandes promesses ni dans les mises en scène parfaites. Il se construit dans le quotidien, dans les détails, dans ce qui ne se voit pas toujours. La présence Beaucoup ont parlé de présence. La vraie.Parler, rire ensemble, marcher longtemps sans forcément se parler, rester côte à côte face à la mer, juste être là. Pas pour combler un vide, mais pour partager un moment. Même silencieux. Les petites attentions D’autres ont insisté sur les petites attentions.Un café préparé le matin. Une tablette de chocolat offerte “à la ghafla”. Une surprise, même simple. Un mot doux. Ces gestes qui n’ont l’air de rien mais qui disent beaucoup. Le respect Le respect…
La réussite professionnelle des femmes est souvent racontée comme une aventure individuelle. Pourtant, derrière chaque femme épanouie dans son travail, il y a aussi un environnement — et parfois un partenaire — qui fait la différence.Dans la réalité des couples d’aujourd’hui, entre 30 et 50 ans, concilier vie professionnelle, vie de famille et amour reste un défi. Beaucoup de femmes avancent seules, non pas parce qu’elles rejettent le couple, mais parce que l’équilibre reste difficile à construire.Alors, à quoi ressemble le bon partenaire pour une femme active ? Un vrai partenaire, pas un figurant Réussir à deux, ce n’est pas “laisser l’autre travailler”, c’est partager le même projet de vie.Le bon partenaire n’est pas seulement un mari, mais un allié : il comprend que les responsabilités domestiques et familiales doivent se répartir équitablement.Selon plusieurs enquêtes du CREDIF et d’ONU Femmes, la répartition inégale des tâches reste l’un des principaux obstacles…
La cyberviolence envers les femmes et les jeunes filles est devenue un enjeu majeur en Tunisie, menaçant la sécurité, le bien-être et la liberté d’expression en ligne. Pour y répondre, Binetna a été retenue par ONU Femmes Tunisie afin de concevoir et produire une série de contenus innovants visant à prévenir la violence en ligne et à encourager la masculinité positive. Le projet se distingue par sa capacité à impliquer directement les familles et les jeunes, favorisant un dialogue réel sur les comportements en ligne et les normes de genre qui les influencent. Trois familles tunisiennes au cœur de l’émission Pour assurer l’authenticité des contenus, le tournage a mobilisé trois familles tunisiennes, représentant différentes réalités sociales et culturelles du pays. Chaque scène suit un protocole précis : Lecture par un membre de la famille d’une situation inspirée de comportements réels observés sur Internet, tirée du jeu de cartes inventé par Binetna…
Tu es tranquillement en train de scroller sur tes réseaux sociaux, un moment banal, presque automatique. Et puis, sans prévenir, un message surgit : une insulte, puis une autre. Tu n’as rien demandé, rien provoqué, mais quelqu’un entre dans ton espace numérique comme on enfonce une porte. Tu en parles autour de toi, et on te répond que “c’est normal”, “c’est la vie”, “c’est Internet”. Non, ce n’est pas normal. Et c’est même le quotidien de beaucoup de femmes. À Binetna aussi, nous subissons cette haine en ligne, souvent exercée par des hommes, et nous savons à quel point elle est violente, répétitive et épuisante. Et pourtant, elle reste trop souvent minimisée ou justifiée. Entre 80 et 89 % des Tunisiennes ont déjà subi de la cyberviolence, dont 89 % sur Facebook, selon le CREDIF. La violence contre les femmes ne s’arrête plus à la rue ou au foyer :…
L’argent de la femme disparait dans le couple Dans de nombreux foyers, l’homme assume les dépenses majeures — crédit immobilier, voiture — tandis que la femme consacre une grande partie de son salaire aux charges du quotidien : nourriture, enfants, factures, loisirs. Avec le temps, ces dépenses ne se traduisent pas toujours en patrimoine ou en sécurité financière pour elle. Un déséquilibre persistant se profile : l’homme peut devenir propriétaire de biens importants, la femme souvent sans rien. En cas de rupture, elle part souvent sans rien, au meilleur des cas une prime de logement si elle a la garde, et qui disparait à un certain âge. En cas de décès, elle héritera au meilleur des cas du Huitième.Cela n’est pas juste pour la femme, qui a participé à l’équilibre de la famille. Il est pourtant possible de faire autrement, pour que cela soit juste pour les deux. La théorie…






